Le tango, champ de bataille, chant de travail
CONCERT AVANCE AU SAMEDI 22 JUILLET A 20H30 A COURPIERE
Nous retrouvons le violoniste David Haroutunian en compagnie de son groupe Tangomotàn. Une soirée aux origines musicales et sociales du tango, l'art est un engagement...
David Haroutunian : violon
Marion Chiron : bandonéon
Blanche Stromboni : contrebasse
Leandro Lacapère : piano
Programme :
Compositions de Armando PONTIER, Mario DEMARCO, Lucio DEMARE dans des arrangements de Osvaldo Pugliese, Matthieu Chédid, Leandro Lacapère
CONCERT AVANCE AU SAMEDI 22 JUILLET A 20H30
EGLISE DE COURPIERE
Deux femmes, deux hommes, quatre instruments, un champ de bataille et le Tango. La filiation est précieuse, la mémoire lourde, il faut porter haut les couleurs de cette musique qui traverse l’âme et les générations. Il y a les compositions des grands maîtres, l’énergie de Pugliese que Tangomotán ose décaper avec un humour canaille et une énergie bouillonnante et communicative. Puis les compositions personnelles. On y entend l’envie de bousculer les codes du genre, un souffle nouveau, l’impétuosité d’une jeunesse qui revendique sa force et ses excès.
Tandis que la musique parfois étonne, le tempérament reste fidèle aux racines : toute l’ambiguïté est là, entre exaltation et mélancolie, véhémence et douceur, espoir et fureur. Tangomotán aime improviser et ne se lasse jamais de réinterpréter, de travailler, d’évoluer, de s’affranchir pour mieux redécouvrir ce tango qu’ils rendent palpable, charnel, visuel. Les murs se couvrent d’images, la voix se joint à l’instrument, et la scène devient théâtre. Le temps d’un concert, les minutes sont suspendues ; passé, présent et futur se rencontrent et se répondent. Tout a changé. Rien n’a changé. Ici on rit comme on pleure, on vit comme on peut, et sous le plaisir du jeu encore et toujours la révolte gronde.
Lieu du concert
COURPIERE, Espace Jean Couzon
Au Moyen-âge, la ville de Courpière était close et entourée de remparts. Le boulevard Vercingétorix actuel est formé de la ceinture des anciens fossés. Cinq portes donnaient entrée dans la ville.
Aujourd'hui, la tour de Las Donnas et les jambages des portes témoignent de ce passé.
Proche de l'église, la maison la plus connue et aussi la plus intéressante est, sans doute, la Maison Aymard : demeure de commerçant du XIVe siècle à colombage et à toiture assez pointue. Les Lucarnes du toit méritent que l'on s'y attarde. De très beaux personnages encadrent ces ouvertures.
Détail de l'encorbellement : le corbeau de bois repose sur une console de pierre encastrée dans le mur.
Texte: Office de tourisme de Courpière