NUIT FANTASTIQUE
Une nuit étoilée, éclectique et sublime dans le merveilleux écrin de l'église Saint-Genès de Thiers qui résonnera des harmonies du Romain Leleu Sextet entre classique et jazz. Alchimie inoubliable!
Romain Leleu SEXTET
Romain Leleu, trompette et direction artistique
Guillaume Antonini, Manuel Doutrelant, violons
Violaine Despeyroux, alto
Caroline Boita, violoncelle
Philippe Blard , contrebasse
Œuvres de Franz SCHUBERT, Nikolaï RIMSKY-KORSAKOV, Camille SAINT-SAËNS, Darius MILHAUD, Cole PORTER, Bernard HERRMANN, Henry MANCINI, Leonard BERNSTEIN…
« Le défi est de trouver l’équilibre entre des pièces que rien ne prédisposait à se retrouver ensemble, et c’est là que la réussite est la plus manifeste, les atmosphères se succédant comme dans un rêve. Sur le plan interprétatif, on est dans l’excellence habituelle à laquelle le trompettiste nous a habitués, une brillance sans dureté, des veloutés expressifs, une sensibilité jamais prise en défaut. Mieux que tout peut-être, l’artiste commence à dessiner un parcours pour lui-même et pour son instrument. » Revue Resmusica
Lieu du concert
THIERS, Eglise Saint-Genès
Collégiale Saint-Genès
La collégiale romane Saint-Genès est bâtie sur l’éperon rocheux qu’occupe le quartier médiéval.
Elle est au cœur du premier noyau féodal. Du castrum construit sur la ville haute à partir du XIème siècle, il ne reste des fortifications que quelques tours.
Des origines au début de l’an mille Saint-Genès fut martyrisé au IIIème siècle sur un rocher surplombant le Creux de l’Enfer.
D’après Grégoire de Tours et grâce à un miracle, on ne retrouva trace de la sépulture du martyr qu’au VIème siècle. Devant la renommée de la découverte, Saint-Avit, évêque de Clermont, décide la construction d’une église en 575.
Elle sera détruite par la suite.
En 1016, Guy II, vicomte de Thiers, restaura l’église actuelle et la dota d’un chapitre de chanoines à qui il donne de nombreux biens. Les chanoines lèveront l’impôt jusqu’à la Révolution. Il ne reste de la « clôtra » que quelques baies ajourées jouxtant le bras sud du transept. L’éclat de la collégiale sera augmenté par l’apport de reliques de Saint-Genès d’Arles.
Depuis l’extérieur il est difficile de présager du style roman de l’église. Des chapelles gothiques, édifiées par de riches notables ou des confréries, ont été adjointes aux bas-côtés aux XVIème XVIIème siècles. Elles témoignent de l’expansion économique de la ville. Le clocher quant à lui se trouvait sur la croisée du transept est fut abattu semble t-il par les huguenots en 1568.
La Révolution n’endommagea pas l’édifice. La façade occidentale, entièrement remaniée au XIXème siècle, remplace un porche sous voûte.
L’église orientée, construite principalement en arkose, possède un plan basilical. La coupole octogonale sur trompes de 102 m² est la plus grande d’Auvergne. L’arc diaphragme en plein
cintre sépare le cœur d’une nef de trois travées percée de baies. Large de 9,30 mètres, le voûtement en berceau du vaisseau central aurait été hasardeux. Ce n’est qu’au XIIIème siècle qu’une voûte gothique remplace le toit en bois. L’abside du chœur, voutée en cul de four, porte la peinture murale du Christ Pantocrator.
La majorité des chapiteaux romans sont une déclinaison stylistique de feuillages et de palmettes.
Source et photo: Office de Tourisme de Thiers Communauté