Le pari des bretelles

28/07/2019   18H00
THIERS, Eglise Saint-Genès

Félicien Brut : accordéon
avec le quatuor Hermès
Omer Bouchez : violon, Elise Liu : violon
Yung Hsin Chang : alto
Anthony Kondo : violoncelle
Edouard Macarez : contrebasse

Réservations clôturées

Richard Galliano : Petite Suite française, Sergueï Prokofiev : Ouverture sur des thèmes juifs George Gershwin : Un Américain à Paris, Astor Piazzolla : Milonga del Ángel et Michelangelo, Richard Galliano : Tango pour Claude, Valses de Paris, Thibault Perrine : Suite Musette

« Ce fut un pari fou d’imaginer l’accordéon, ce "piano à bretelles", trouver sa place dans tous les styles, tous les lieux, toutes les esthétiques musicales. C’est pourtant le pari qu’ont su relever ces générations d’instrumentistes dont nous sommes les heureux héritiers, de Tony Murena à Marcel Azzola, de Gus Viseur à Jo Privat, de Joss Baselli à celui qui brille aujourd’hui dans tous les répertoires et que j’admire tant : Richard Galliano.

Le Pari des Bretelles raconte une histoire, la merveilleuse histoire de l’accordéon, une histoire qui rappelle la perméabilité constante entre musique savante et musique populaire et met en lumière le métissage culturel du siècle dernier, fruit de tant d’innovations. L’accordéon a, des années durant, souffert d’une forme de mépris. Quelle satisfaction de mesurer aujourd’hui l’enthousiasme qu’il peut susciter. Son entrée dans les conservatoires, son utilisation en jazz, son succès en musique classique et sa présence dans de nombreuses créations contemporaines sont autant de preuves de ses capacités multiples. Grisés par cette formidable ouverture, certains tendent à présentà oublier ses racines populaires, comme si celles-ci étaient devenues un frein à son évolution. Je suis persuadé, au contraire, qu’elles peuvent constituer un formidable moteur pour la création d’aujourd’hui et de demain. L’accordéon est populaire. Il a grandi dans les faubourgs et a souvent trouvé sa place dans les instants festifs de la vie de chacun. C’est une chance. L’histoire de la musique nous enseigne la source d’inspiration inépuisable qu’a constitué la musique populaire pour la musique savante. Bartók, Grieg, Dvorák, Falla et bien d’autres ont démontré tout leur génie en se réappropriant et en transcendant des éléments de leurs cultures populaires respectives. »   FÉLICIEN BRUT

 

Félicien Brut est aujourd'hui considéré comme l'un des accordéonistes français les plus innovants et éclectiques de sa génération. De la musique populaire à la "musique savante", de l'improvisation aux oeuvres écrites, de pièces originales aux transcriptions les plus inattendues, il n'a de cesse de défendre le caractère polymorphe de ce jeune instrument qu'est l'accordéon.

Né en 1986 en Auvergne, terre de musique traditionnelle par excellence, l'un des berceaux de son instrument, Félicien entame sa formation musicale dès l'âge de six ans en abordant, en premier lieu, le répertoire musette et populaire intrinsèquement lié à l'histoire de l'accordéon. En 1996, il intègre le CNIMA-Jacques Mornet, école phare pour son instrument où il découvre, au contact de nombreux accordéonistes français et étrangers, les répertoires swing, classique et contemporain. Sans choisir une esthétique plutôt qu'une autre, il va très tôt affirmer son envie de travailler dans tous les styles, dans tous les répertoires.

En 2007, Félicien réalise l'exploit de remporter successivement les trois plus grands concours internationaux d'accordéon existants : le Concours International de Klingenthal en Allemagne, le Concours International de Castelfidardo en Italie et le Trophée Mondial d'Accordéon à Samara en Russie. Ces récompenses le propulsent dès 2008 sur les scènes internationales de nombreux festivals en Russie, Italie, Norvège, Finlande, Portugal, Serbie. En avril 2016, Félicien son premier album Soledad del Escualo avec le Trio Astoria, formation dédiée au Nuevo Tango d'Astor Piazzolla, mais c’est l’année 2017 qui marque un tournant majeur dans son parcours. Il choisit en effet de s'entourer du Quatuor Hermès et du contrebassiste Édouard Macarez au sein de l'étonnant projet "Le Pari des Bretelles", se fixant pour défi de réunir Musette et Musique Classique au sein d'un même programme. Le succès de cette formation est immédiat et l’amène à se produire dans des salles et festivals prestigieux comme la Seine Musicale, la Folle Journée de Nantes, le Festival Classique au Vert, les Flâneries Musicales de Reims, etc.

Félicien était l’invité du Festival "Un Violon sur le Sable" à Royan pour la création de Caprice d’accordéoniste, pièce pour accordéon soliste et orchestre symphonique, commandée à son compositeur fétiche Thibault Perrine. Il créera en avril 2019 le concerto Souvenirs de bal avec l’Orchestre de Cannes tout en continuant à faire entendre son Pari des Bretelles en Pologne, au Japon, en Allemagne et, en février 2019, lors d’une soirée exceptionnelle au Théâtre Marigny.

Félicien joue sur un Bayan Bugari Selecta accordé et entretenu par Stéphanie Simon, ainsi que sur un modèle "Super Prodige" de la marque Piermaria.

Lieu du concert

THIERS, Eglise Saint-Genès

Collégiale Saint-Genès
La collégiale romane Saint-Genès est bâtie sur l’éperon rocheux qu’occupe le quartier médiéval.
Elle est au cœur du premier noyau féodal. Du castrum construit sur la ville haute à partir du XIème siècle, il ne reste des fortifications que quelques tours.
Des origines au début de l’an mille Saint-Genès fut martyrisé au IIIème siècle sur un rocher surplombant le Creux de l’Enfer.
D’après Grégoire de Tours et grâce à un miracle, on ne retrouva trace de la sépulture du martyr qu’au VIème siècle. Devant la renommée de la découverte, Saint-Avit, évêque de Clermont, décide la construction d’une église en 575.
Elle sera détruite par la suite.
En 1016, Guy II, vicomte de Thiers, restaura l’église actuelle et la dota d’un chapitre de chanoines à qui il donne de nombreux biens. Les chanoines lèveront l’impôt jusqu’à la Révolution. Il ne reste de la « clôtra » que quelques baies ajourées jouxtant le bras sud du transept. L’éclat de la collégiale sera augmenté par l’apport de reliques de Saint-Genès d’Arles.

Depuis l’extérieur il est difficile de présager du style roman de l’église. Des chapelles gothiques, édifiées par de riches notables ou des confréries, ont été adjointes aux bas-côtés aux XVIème XVIIème siècles. Elles témoignent de l’expansion économique de la ville. Le clocher quant à lui se trouvait sur la croisée du transept est fut abattu semble t-il par les huguenots en 1568.
La Révolution n’endommagea pas l’édifice. La façade occidentale, entièrement remaniée au XIXème siècle, remplace un porche sous voûte.
L’église orientée, construite principalement en arkose, possède un plan basilical. La coupole octogonale sur trompes de 102 m² est la plus grande d’Auvergne. L’arc diaphragme en plein
cintre sépare le cœur d’une nef de trois travées percée de baies. Large de 9,30 mètres, le voûtement en berceau du vaisseau central aurait été hasardeux. Ce n’est qu’au XIIIème siècle qu’une voûte gothique remplace le toit en bois. L’abside du chœur, voutée en cul de four, porte la peinture murale du Christ Pantocrator.
La majorité des chapiteaux romans sont une déclinaison stylistique de feuillages et de palmettes.

Source et photo: Office de Tourisme de Thiers Communauté

THIERS, Eglise Saint-Genès