La Puissance et la Grâce
Amitié, Famille et Auvergne sont 3 mots qui résument sur le plan humain ce concert : 3 musiciens sur 5 natifs de notre belle région, 2 frères et enfin des amitiés croisées qui rassemblent nos interprètes autour du piano, de la percussion et du chant.
Bartok sonate 2 piano percussions
Stravinsky Sacre du printemps, 2 pianos percussions
Liszt:
"Der du von dem Himmel bist"
" Die drei Zigeuner"
" Es war ein König in Thule"
Ravel:
"Cinq mélodies populaires grecques"
Satie: "3 mélodies de 1916"
Olivier Besnard, Olivier Dauriat (piano)
Jean-Christophe Besnard et François-Marie Juskowiak (percussions) Angélique Pourreyron (mezzo)
Lorsque l'on aborde la formation du 2 pianos / 2 percussions en concert il est difficile de ne pas se lancer dans la merveilleuse sonate de Bartok, œuvre phare du répertoire ! Comment résister également à cet Everest musical qu'est le Sacre du Printemps de Stravinsky ! Vrai défi pour 4 musiciens d'affronter une partition écrite pour un orchestre symphonique gigantesque. Autour de ces 2 œuvres grandioses la voix viendra nous apporter une impression de légèreté. Entre le romantisme lisztien et la richesse de Ravel et Satie, nous serons dans un monde "miniature où tout n'est que précision et perfection.
Olivier Besnard
a été formé au CNSM de Paris. Tout au long de sa formation, il développe un intérêt jamais démenti pour la musique de Franz Liszt, affinité couronnée par de nombreux prix dans les concours internationaux. Il se produit régulièrement en musique de chambre et avec des formations plus rares, telles que deux pianos & deux percussions, duo piano et contrebasse, trio piano, percussions et ondes Martenot…
Angélique Pourreyron
débute son éducation musicale au CNR de Clermont-Ferrand. Elle se forme dans la classe de chant lyrique de Valérie Guillorit à l'ENM d'Orsay puis part se perfectionner au Conservatoire d'Amsterdam. Elle collabore avec des chefs prestigieux et interprète des répertoires très variés. Elle aborde également un large répertoire de musique de chambre, avec piano, pianoforte, quatuor à cordes et avec l'ensemble vocal Aedes (répertoire a capella des XX et XXIe s.) reconnu aujourd'hui comme l'un des meilleurs choeurs a capella français.
François-Marie JUSKOWIAK
est percussionniste et pianiste. Percussionniste solo à l’Orchestre des Concerts Pasdeloup il se produit régulièrement au sein de diverses formations comme l’Ensemble Orchestral de Paris, l’Orchestre National de Lille, l’orchestre des concerts Lamoureux ou La chambre Philharmonique. Musicien polyvalent, il s’intéresse beaucoup aux spectacles musicaux, et à la façon de mélanger musique et art de la scène (théâtre ou danse).
Olivier DAURIAT
Après un prix d'honneur en clarinette au conservatoire de Versailles et un premier prix de piano au conservatoire de Boulogne-Billancourt, Olivier Dauriat obtient plusieurs premiers prix au Conservatoire National Supérieur de Paris (classes d'harmonie, contrepoint, fugue, analyse et accompagnement vocal) ; il a mené depuis une recherche pianistique approfondie sous la direction de Colette Zerah.
Après avoir exercé plusieurs fonctions d'enseignement au Conservatoire National Supérieur de Paris (accompagnement des classes de chant de Rachel Yakar et Peggy Bouveret, formation musicale pour les chanteurs et piano complémentaire pour les instrumentistes), Olivier Dauriat y est aujourd'hui responsable du département « Écriture-composition-direction d'orchestre ». Il a également été professeur-accompagnateur, professeur de lecture à vue et de piano au Conservatoire à rayonnement départemental du Val-Maubuée.
Très attaché à explorer toutes les facettes de son métier, Olivier Dauriat a le plaisir de poursuivre des partenariats très divers : en musique de chambre vocale et instrumentale (avec des artistes tels que le baryton Christophe Gautier, le contre-ténor Duy-Thông Nguyen, le pianiste Olivier Besnard ou le clarinettiste Dominique Vidal...), avec les chœurs Variatio et Nicolas de Grigny (dir. Jean-Marie Puissant), ou encore avec l'association EMUNA, pour laquelle il réalise de nombreux arrangements, transcriptions et compositions. Sa recherche pianistique le conduit également à se produire en soliste, parcourant divers types de répertoires (« Trois petites liturgies » de Messiaen dir. Jean-Walter Audoli, création en concert de « Noir » de Denis Dufour, pour piano et acousmonium...)
Lieu du concert
THIERS, Eglise Saint-Genès
Collégiale Saint-Genès
La collégiale romane Saint-Genès est bâtie sur l’éperon rocheux qu’occupe le quartier médiéval.
Elle est au cœur du premier noyau féodal. Du castrum construit sur la ville haute à partir du XIème siècle, il ne reste des fortifications que quelques tours.
Des origines au début de l’an mille Saint-Genès fut martyrisé au IIIème siècle sur un rocher surplombant le Creux de l’Enfer.
D’après Grégoire de Tours et grâce à un miracle, on ne retrouva trace de la sépulture du martyr qu’au VIème siècle. Devant la renommée de la découverte, Saint-Avit, évêque de Clermont, décide la construction d’une église en 575.
Elle sera détruite par la suite.
En 1016, Guy II, vicomte de Thiers, restaura l’église actuelle et la dota d’un chapitre de chanoines à qui il donne de nombreux biens. Les chanoines lèveront l’impôt jusqu’à la Révolution. Il ne reste de la « clôtra » que quelques baies ajourées jouxtant le bras sud du transept. L’éclat de la collégiale sera augmenté par l’apport de reliques de Saint-Genès d’Arles.
Depuis l’extérieur il est difficile de présager du style roman de l’église. Des chapelles gothiques, édifiées par de riches notables ou des confréries, ont été adjointes aux bas-côtés aux XVIème XVIIème siècles. Elles témoignent de l’expansion économique de la ville. Le clocher quant à lui se trouvait sur la croisée du transept est fut abattu semble t-il par les huguenots en 1568.
La Révolution n’endommagea pas l’édifice. La façade occidentale, entièrement remaniée au XIXème siècle, remplace un porche sous voûte.
L’église orientée, construite principalement en arkose, possède un plan basilical. La coupole octogonale sur trompes de 102 m² est la plus grande d’Auvergne. L’arc diaphragme en plein
cintre sépare le cœur d’une nef de trois travées percée de baies. Large de 9,30 mètres, le voûtement en berceau du vaisseau central aurait été hasardeux. Ce n’est qu’au XIIIème siècle qu’une voûte gothique remplace le toit en bois. L’abside du chœur, voutée en cul de four, porte la peinture murale du Christ Pantocrator.
La majorité des chapiteaux romans sont une déclinaison stylistique de feuillages et de palmettes.
Source et photo: Office de Tourisme de Thiers Communauté